De Curtina à Lapedina : à flanc de vallée, le chemin retrouvé.

Balisage orangeParcours : 6 km A/R
Durée estimée : 3h

Balisage : rectangle orange
Dénivelé : 90 m
Départ : piste avant d’arriver à Curtina
Carte IGN : TOP 25 4347 OT

Ce chemin est l’histoire d’une renaissance. Il est le sentier qui reliait au XIXe siècle, avant la création de la route, les deux chapelles de Saint-Césaire et Saint-Pancrace, respectivement des hameaux de Curtina et de Lapedina. Fermé depuis plus de 20 ans, il a été ouvert, en 2011 par le syndicat Bocca di San Giovanni et aménagé par des scouts de Lyon. Petra Viva, en collaboration avec les associations Chapelles de Pietracorbara et Chemin de Lumière, en a assuré la restauration en décembre 2016. Il est de nouveau ouvert au public.
Il traverse la rivière au-dessus de Fiumacce et offre un point de vue original sur la vallée. Il passe non loin du hameau ruiné de Vecchjulacce
.

Deux cent mètres avant d’atteindre la placette de Curtina, prenez, sur votre droite, la piste assez pentue qui conduit à un réservoir d’eau. « Lapedina » est écrit en lettres orange sur un rocher : vous êtes sur le bon tracé. Toujours sur la piste ; quand vous avez atteint le haut de la première côte, vous verrez, sur votre droite, un rectangle orange qui vous indique le véritable début du chemin. Prenez-le et marchez sous la voûte des arbres qui vous protègent du soleil. Une longue ligne droite s’offre à vous. De grandes pierres dressées marquent la fin ou le début de propriétés jadis cultivées. Le maquis, désormais, a tout envahi et ces repères ne signifient plus grand-chose. Le sentier lui-même, abandonné depuis des décennies, a souffert du passage des sangliers et du feu de 1990 qui a notamment ravagé cette partie de la vallée.

Mais, malgré ces avanies, le trajet ne manque pas de charme.
Il est fait de montées et de descentes, de deux passages de l’Olmu, affluent de la rivière Pietracorbara. Des mains courantes ont été installées afin d’aider le promeneur. Vous traversez une forêt de châtaigniers particulièrement touchée par les incendies. D’énormes arbres foudroyés sont encore là pour en attester.

Au milieu de la promenade le sous-bois s’éclaircit et la vue s’ouvre sur la vallée, jusqu’à la mer. La plus belle saison pour faire ce chemin est l’automne, quand les châtaigniers deviennent roux, dorés sous le soleil.

Votre parcours, bien balisé, vous conduit jusqu’au début de l’ancien hameau de Vecchjulacce, qui n’est pas actuellement accessible. Vecchjulacce se caractérisait par des canave (terme génois désignant des maisons d’exploitation agricole) alignées le long d’un large chemin qui conduisait aux jardins. Plusieurs d’entre elles comprenaient un pressoir (palmentu) ainsi que des tonneaux pour le vin. Les propriétaires n’habitaient pas dans ces bâtisses. Ils rentraient le soir au hameau le plus proche, celui de Lapedina. Vecchjulacce était leur lieu d’activité. Ils y cultivaient leurs jardins.

Continuez à suivre le balisage orange qui vous fait marcher en surplomb du hameau. Vous remontez maintenant vers la fontaine de Lapedina que vous atteignez après quinze minutes de marche. Vous êtes arrivé à destination. Vous pouvez faire le même chemin en sens inverse ou, si vous préférez, rejoindre Curtina par la route. Dans ce cas, quittez la fontaine et rejoignez la partie asphaltée de la route. Prenez-la dans le sens de la descente. Elle vous conduira à Curtina où vous avez débuté la balade.

Bergerie sur le chemin. Mai 2011. Photo D.A. Passage de la rivière à Fiumacce. Juillet 2011. Photo D.A.
Châtaignier brûlé par l'incendie de 1990. Mai 2011. Photo D.A. Maison ruinée à Vechjulacce. Octobre 2001. Photo D.A.

Vue sur la vallée depuis le chemin. Décembre 2012. Photo D.A.